Suite à la hâte du ministère de créer un corps commun ministériel de psychologue avant la fin de

l’année 2017, le secteur psychologue du SNEPAP- FSU s’était farouchement opposé au projet initial,

dont les incohérences n’étaient plus à dénombrer (missions, conditions d’intégration, grille

indemnitaire…). Retiré du CTM de décembre 2017, le projet devait être travaillé avec les

Organisations Syndicales (OS) dès la rentrée 2018.

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C’est dans ce contexte qu’a eu lieu la première réunion de ce mercredi 31 janvier 2018 entre le

Secrétariat Général du ministère de la Justice (SG) et les différentes OS.

Axée sur 4 points essentiels (missions, recrutement, 3eme grade, voies d’intégration), la réunion a

relevé les propositions suivantes :

– des missions réparties par spécialités ; alors que le SG rattachait les psychologues auprès des

personnels à la spécialité « psychologue du travail et des organisations » dans un exercice d’urgence,

il a pu entendre, entre autre, que des psychologues cliniciens intervenaient, dans la durée, auprès

des personnels ; il devrait revoir la réécriture de cette répartition des missions.

– proposant à présent un recrutement sur la base d’un concours sur titre pour le concours

externe et interne et ouvrant le recrutement par la 3eme voie aux psychologues expérimentées du

secteur privé, le SG devrait apporter plus de précisions sur les conditions d’ancienneté des concours

internes et réservés.

– évoquant enfin un troisième grade conforme à la catégorie A-type, le SG précise qu’une liste

définira les conditions d’exercice difficiles ou les fonctions particulières relevant de ce grade,

proposé à partir de 2021 (Celui-ci est pourtant déjà mis en place dans d’autres corps de la fonction

publique !) .Le SG devrait se concerter avec les OS pour la rédaction de l’arrêté fixant cette liste et à la

demande du SNEPAP-FSU, vérifier la date d’entrée en vigueur qui devrait pouvoir être anticipée.

– Les voies d’intégration, apparaissant pour la première fois, mais étant trop restrictives et

inadaptées à la situation des psychologues de la DAP, le SG devrait refaire une proposition pour

proposer des modalités d’intégration favorables à l’ensemble des psychologues contractuels DAP et

devrait creuser la question d’une reprise d’ancienneté des plus avantageuses. La FSU Justice

( SNEPAP-FSU et SNPES-PJJ/FSU ) a demandé l’application d’une clause de sauvegarde garantissant

aux contractuels le maintien de leur salaire.

Au delà de ces 4 points proposés par le ministère, il a pu être soulevé un décrochage sur le début de

la grille actuelle des psychologues PJJ par rapport à la grille A-type. La création du corps de

psychologues du ministère de la Justice doit se faire, pour une juste reconnaissance des

professionnels, sur une évolution indiciaire similaire à celle des A-type. Le SG devrait vérifier ce

décrochage pour faire retour aux OS.

Le calendrier annoncé en fin de réunion permettrait une nouvelle rencontre fin février/début mars

autour de la question statutaire, avant de poursuivre avec des réunions dédiées à l’indemnitaire

(primes), pour enfin envisager un passage du texte au Guichet Unique qui prendrait plus de 4 mois

à sortir pour le passage en CTM. Ce rallongement de délai met clairement en péril un passage en

CTM de juillet.

Présent depuis plus de 60 ans après de l’ensemble des personnels de

l’Administration Pénitentiaire, le SNEPAP-FSU répondra présent aux prochains

échanges et persévéra à défendre au mieux tous les psychologues de

l’Administration Pénitentiaire !