Pendant qu’à quelques 700km de Lyon se déroule le procès d’Assises de Tony Meilhon, le meurtrier présumé de Lætitia Perrais ; comme l’indique Libération le 16 mai 2013, « deux ans après [ l’affaire de Pornic ], rien n’a changé » dans les SPIP…

Cette affirmation est fausse !!

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En effet, depuis cette sinistre période qui a vu tous les acteurs judiciaires dans la rue,

le budget des services et le traitement des agents se sont dégradés.

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Ainsi, plus les mois passent et plus les moyens matériels et humains

mis à la disposition des agents se détériorent :

– interdiction faite aux agents du SPIP 42, 74 et 38 d’adresser des lettres avec

accusé de réception aux usagers, et même l’obligation pour certains services

d’envois en mode éco (3 jours minimum)

– risque qu’aux SPIP 38 et 74, les frais de déplacements ne soient plus remboursés

(une menace récurrente) et que la chasse aux courriers superflus soit engagée,

– ouverture de seulement 8 postes de CPIP sur la DISP RAA à la prochaine CAP de

mobilité,

– des équipes de cadres, de PA et d’agents PSE qui se réduisent comme peau de

chagrin,

– la crainte de factures et frais des agents impayées dès septembre 2013, voire plus

tôt pour certains services.

Voici quelques exemples malheureusement non exhaustifs d’une politique d’austérité

dans la Fonction Publique et avec elle, la perte progressive de la qualité du service rendu aux

Publics.

Ne faudra-t-il plus écrire de courriers ? Ne faudra-t-il plus assurer de permanences extérieures
? Faudrait-il encore moins d’agents pour assurer ce qui devient un ersatz de Service Public

Pénitentiaire en Milieu Ouvert ? Faudra-t-il se résigner à être remplacés par des associations

« judiciaires » chargées de suivre 25 probationnaires par salarié ?

De surcroît, cette politique d’économie de moyens engendre un malaise monumental

chez les agents : tension entre les différents corps de métiers soumis à des contraintes contradictoires, rupture du dialogue et de la confiance avec la hiérarchie en raison des coupes

budgétaires, usure de la conscience professionnelle avec le déploiement de logiciel inadapté

aux SPIP (ORIGINE… comme l’origine du Mal Administratif ??), surcharge régulière et

exponentielle de travail pour les agents, tous corps confondus.

Le SNEPAP-FSU dénonce avec force cette dégradation généralisée des conditions de

travail. Après avoir connu les outils pompeux et chronophages comme le DAVC , des

déploiements de statistiques qui noient les PA sous un travail sisyphéen, des pointeuses

inadaptées aux réalités des SPIP et violant les droits des fonctionnaires, des surveillants PSE

toujours a hue et a dia, nous pensions tous que la conférence de consensus, accompagnée du

déploiement de véritables outils de « diagnostic » et la mise en oeuvre des équipes

pluridisciplinaires, engendrerait enfin une reconnaissance du professionnalisme de notre

Administration.

Ce n’est pas le cas… Il est inadmissible que la montagne

accouche d’une souris !

Le SNEPAP-FSU demande que le Ministère de la Justice

cesse cette course au dénuement !

Pour effectuer un travail digne du service public, nous,

l’Ensemble des Personnels de la Direction Interrégionale

Rhône Alpes Auvergne exigeons les moyens matériels et

humains nécessaires à l’exercice de nos missions !

Pour le SNEPAP-FSU RAA

Rémy MOREUILLE-TASSART

Secrétaire Régional SNEPAP-FSU Rhône-Alpes Auvergne