Vendredi 21 septembre, le SNEPAP-FSU a été reçu par un membre du cabinet de Mme

TAUBIRA, Ministre de la Justice, à l’occasion de la visite de cette dernière et du Ministre de

l’Intérieur à Marseille.

Cet entretien, réalisé en présence du Directeur Inter-régional des services

pénitentiaires de la région sud-est et du DSPIP des Bouches du Rhône, a duré 45 minutes.

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Vous trouverez ci-dessous la lettre qui a été remise à Mme TAUBIRA, laquelle a servi de

trame à cette audience. Chacun des points évoqués dans cette lettre a pu être développé, et le

temps nous a permis d’en soulever d’autres comme celui de la sécurité dans les SPIP et

l’identification du SPIP auprès des autres services de l’Etat à l’échelon local.

Il est difficile de savoir ce que nous pouvons réellement attendre de ce type d’échanges,

nous ne sommes pas naïfs ; mais il était impératif de nous faire entendre, de parler et de faire

parler des SPIP, d’attirer une nouvelle fois l’attention, devant le Directeur inter-régional, sur des

questions sur lesquels nous revenons régulièrement depuis un certain temps.

Plus que jamais, il nous appartient d’être vigilants. Ainsi, alors même que l’accent est

pleinement mis sur la prévention de la récidive, sur la probation chacun peut constater que les

personnels d’insertion et de probation, pourtant au coeur du sujet, se retrouvent encore dans

l’ombre :

– Au cours d’une semaine où la chancellerie, n’a cessé de communiquer sur ces thèmes,

le premier déplacement officiel de la Garde des sceaux après l’ouverture de la

conférence de consensus fut proche du camouflet…A Marseille, vendredi, pas une

minute passée au SPIP…dont des personnels oeuvraient pourtant à quelques dizaines

de mètres du pôle de contrôle PSE aux Baumettes, visite qui a elle même durée une

douzaine de minutes.

– Il a fallu insister, jusqu’à moins de 24 heures de la visite ministérielle pour qu’une

organisation syndicale souhaitant parler du SPIP soit reçue (voir en ce sens notre

communication massive du 19 septembre au soir, reproduite ci-dessous).

– Le comité d’organisation de l’ambitieuse conférence de consensus sur la prévention de

la récidive n’accueille que 2 personnels d’insertion et de probation sur 20

membres..contre 5 magistrats, 5 enseignants etc.

– Les postes à responsabilité de la DAP continuent d’exclure les cadres du SPIP.

– Avec la disparition du Comité technique des personnels socio-éducatif, les sujets

intéressant le SPIP ne prennent que peu de place devant les instances de dialogue

social à l’échelon national comme régional, le tout dans la plus grand opacité puisque

les organisations syndicales y siégeant se concentrent sur les questions des corps

numériquement majoritaires qu’elles représentent.

Le chemin est encore long, mais nous ne sommes pas fatigués, loin de là !