Une rencontre a eu lieu à la DAP le 17 avril entre le SNEPAP et des représentants de la sous-direction RH. Si

la situation n’était pas aussi affligeante et si les décisions arbitraires de la DAP n’avaient pas de

conséquences aussi désastreuses sur la situation des agents et des services, nous pourrions en rire.

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Notre première interrogation, suite au changement des règles de mobilité, portait sur les critères retenus

par la DAP en cas de concurrence sur un même poste. La réponse « l’affectation d’un candidat sur un poste

est une adéquation entre le profil du candidat et le poste sollicité, une prise en compte de l’avis du DFPIP (..)

et au final c’est le DAP qui tranche ». En clair… pas de critères ! Et surtout au final absolument aucune

garantie que nous ne sommes pas face à un système de cooptation !

Une autre de nos interrogations : la nomenclature des postes ouverts à la mobilité. La DAP vient ainsi de

supprimer pour la première fois pour les CSIP, la publication des postes susceptibles de devenir vacants au

cours de la CAP. La DAP refuse cette publication pour les CSIP et les DPIP alors qu’elle vient de la rétablir

pour les directeurs des services pénitentiaires ! Les arguments ?… il n’y en a pas, juste le constat qu’il

s’agit là d’un paradoxe ! Voilà qui fait avancer la réflexion mais pas la vie des services qui ne verront

pas leurs agents remplacés en cas de mutation faute pour d’autres d’avoir pu postuler.
Dans ce cas

quel DSPIP donnera un avis favorable à la mutation d’un CSIP au détriment du fonctionnement de son

service ?

La DAP a entendu néanmoins notre demande de report de la CAP afin de laisser aux personnels le

temps de se positionner et de joindre les DFPIP dans cette période de vacances scolaires. La CAP

devrait donc avoir lieu le 24 mai et non le 11. Elle n’a par contre pas du tout répondu au souhait de

publication des postes susceptibles de devenir vacants et refusé de revenir sur les anciens critères de

mobilité, une de nos demandes en l’absence de garantie apportée sur les critères de choix entre deux

candidats pour un même poste.

Nous déplorons aussi le contenu de la note du 10/04/2012, car si la DAP reconnaît enfin que les CSIP

relèvent de la catégorie A, elle dénie ensuite la réalité de leurs fonctions en écrivant que celles-ci sont

différentes des DPIP, déni dont nous avons encore eu la démonstration lors de la rencontre du 17/04

puisque nous avons entendu de la part du chef de bureau RH5 que les CSIP ne faisaient pas de management !

Dans ce cas, comment la DAP peut-elle proposer les mêmes postes aux deux CAP ? Comment peut-elle

confier les postes d’adjoints à des CSIP ? Comment peut-elle accepter que des DPIP stagiaires soient formés

par des CSIP ? Comment peut-elle demander à des CSIP de faire fonction de DFPIP quand un département est

en pénurie de cadres ?! La réponse doit sans doute être, encore une fois, le constat qu’il s’agit d’un

paradoxe !

A l’issue de cette rencontre nous ne pouvons que souligner l’absence totale de dialogue social et la mauvaise

foi évidente de la DAP. Les représentants du personnel CSIP refusent de cautionner un système arbitraire et

ne se laisseront pas prendre à ce jeu de dupes ! Ils n’hésiteront pas à aller jusqu’à un boycott de la CAP si

besoin.

Nous demandons à la DAP de cesser ce double discours car nous savons que si nous ne sommes pas

tous intégrés à ce jour, c’est tout simplement pour une question économique ! Il est temps que la DAP

prenne ses responsabilités et assure aux CSIP un statut et une indemnité en adéquation avec leurs

fonctions !

Les représentants du personnel CSIP – SNEPAP-FSU

Le 3 mai 2012.