Après l’accouchement aux forceps de la CAP de mobilité des CPIP, la publication des résultats par l’administration

le 12 juillet dernier, le SNEPAP-FSU a été interpellé par nombre de CPIP ayant obtenu leur mutation, notamment

de la région parisienne, indiquant que leur date de prise de fonction pourrait être reportée au mois d’octobre

prochain.

Il est à préciser que la note de mobilité en date 8 avril 2011, confirmée par celle du 12 juillet 2011, indiquait

pourtant que les prises de fonction seraient effectives à compter du 1er septembre 2011. De fait, bon nombre de

collègues au vu des résultats tardifs de la CAP ont rapidement pris leurs dispositions tant au point de vue familial

(inscription écoles, etc…) que personnel (préavis du logement actuel, recherche d’un nouveau logement pour le

1er septembre 2011, etc…).

Au vu de ces inquiétudes, le SNEPAP-FSU a interpellé la DAP, qui a indiqué par son service RH qu’elle avait

effectivement répondu par l’affirmative à la demande de la DISP Paris pour un report partiel des prises de

fonction des personnels issus de cette DISP.
Faut-il préciser que cette décision de la DAP arrive à la fin du mois

de juillet ? Période, c’est bien connu, où les personnels sont massivement présents dans leur service… Faut-il

constater qu’à cette date, malgré les multiples rumeurs, aucune information officielle n’est transmise aux CPIP

qui apprennent par une liste à l’origine non identifiée, s’ils font partie ou non de « la charrette » ?

L’administration motive cette décision par le fait, qu’en fonction de l’arrivée des CPIP stagiaires le 3 octobre 2011,

il est inconcevable de laisser des services entiers (Fresnes, Bois d’Arcy…) à effectifs réduits : l’intérêt des services

prime sur celui des personnels. Au-delà de ces motivations, le SNEPAP-FSU ne peut admettre que

l’administration persiste et signe dans sa calamiteuse logique de gestionnaire. Et de mauvaise gestionnaire, qui

plus est…

En effet, il est scandaleux de constater que la DAP gère les effectifs des SPIP et les mouvements des personnels

titulaires grâce aux CPIP stagiaires
qui, devons-nous le rappeler, restent en apprentissage de leur métier. Et

encore, au regard des tractations lamentables qui précèdent leur prise de poste, quelle chance auront donc les

CPIP 15 d’être réellement positionnés en qualité de stagiaires dans des services exsangues qui n’ont d’autre choix

que de compter sur eux pour simplement fonctionner ? L’administration ne tire aucune leçon de ses erreurs

passées, notamment en ce qui concerne la préaffectation, qui contribue à ces situations ubuesques. Mais faut-il

s’en étonner, alors que les seuls qui possèdent la mémoire de cette administration sont les organisations

syndicales ? Rue du Renard, l’heure est bien plutôt à la mémoire de « poisson rouge »…

Le SNEPAP-FSU invite les CPIP, dont la situation familiale et personnelle est mise en difficulté par ce changement

de date, d’alerter l’administration tout en sollicitant le SNEPAP-FSU afin que nous puissions relayer la situation

individuelle de chaque collègue.

Il est encore temps pour l’administration de renoncer à ces expédients scandaleux.

Il est surtout temps que la DAP se pose les bonnes questions pour que ces situations intenables pour

les personnels et les services ne se reproduisent plus !

pdf_Tract_-_Prise_de_fonction_mobilite_CPIP_2011