Considérant qu’il est manifestement plus urgent de pourvoir certains postes de CPIP que d’autres,

quitte à mettre en difficulté d’autres Antennes Locales d’Insertion et de Probation (ALIP), la DAP

avait ouvert à la mobilité un poste au seul CNE de Fresnes sans attendre la Commission

Administrative Paritaire (CAP) du mois de juin, qui examine traditionnellement l’ensemble de la

mobilité.

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Examinée cours de la CAP du 2 octobre 2012, cette mobilité a fait l’objet d’un avis défavorable. Le

poste n’a donc pas été pourvu, la DAP se rendant aux arguments des représentants des personnels

unanimes. Par la publication de son relevé de décision du 10 octobre, l’administration centrale a

entériné une décision conforme à l’avis de la CAP, et donc n’a pas officiellement pourvu ce poste.

Cette décision a fait l’objet d’une publication officielle.

Dans une administration chargée de promouvoir le respect de la loi, on aurait pu penser que

l’application de cette décision n’était qu’une suite logique et se ferait sans difficulté.

ERREUR :

Après avoir donné le change au cours de la CAP, l’administration est intervenue en catimini contre

sa propre décision, au détriment de l’intérêt des personnels et des SPIP, en exigeant du Directeur

Interrégional de Paris qu’il règle le problème. Sur son injonction, une CPIP du SPIP 94, ALIP

FRESNES, est mise à disposition au CNE de Fresnes !

Faute de n’avoir jamais traité jusqu’au bout la réforme du CNE, l’administration tente de résoudre

ponctuellement des problèmes d’effectif, comme elle sait si bien le faire, par une Mise A

Disposition (MAD) ! En privilégiant ainsi le CNE et en usant de telle manoeuvre, le directeur de

l’administration affiche un inacceptable mépris pour les représentants des personnels à la CAP et à

travers eux envers tous les personnels des SPIP :

"-" Peu importe que le SPIP 94 soit en difficulté de personnels, que son directeur ne soit pas

favorable au départ d’un de ses agents pour un temps indéterminé, que ce départ détruise

l’organisation du service déjà précarisée par un manque de personnel chronique…. !

"-" Peu importe que les déclarations récentes de la Garde des Sceaux visent à renforcer les

missions dévolues aux SPIP ! Encore une fois, la DAP montre clairement, s’il en était besoin,

que son seul souci est de satisfaire, sans discernement, les exigences des établissements

pénitentiaires parmi lesquels les CNE sont devenus de véritables vitrines qu’il faut à tout

pris préserver. Le bon fonctionnement des SPIP ne l’intéresse pas.

LE SNEPAP-FSU exige le respect des avis de la CAP, validés par les décisions de la DAP. Ces

manoeuvres sont aussi malhonnêtes qu’intolérables. Le SNEPAP-FSU exige le maintien des

agents sur leur résidence administrative d’affectation et l’arrêt immédiat de cette gestion

calamiteuse des ressources humaines au seul motif fallacieux qu’il s’agit d’un CNE. Tous les

SPIP sont en droit d’attendre autant d’attention et de renfort !

Paris, le 23 octobre 2012