Le mardi 22 novembre à 16 heures 15, le représentant du SNEPAP-FSU désigné pour le

scrutin professionnel n’a pu que constater que le dépouillement des votes avait déjà eu

lieu dans son intégralité !

PDF - 154.7 ko
cliquez pour télécharger

Il n’avait pas seulement débuté, puis suspendu en fin de

matinée, comme a pu le soutenir le DFPIP, chargé des opérations.

C’est donc vers 10 heures 30 que ce dernier, un autre cadre, un personnel administratif et

le représentant de la CGT pénitentiaire ont procédé au décompte des votes du CTM et du

CTI. Le représentant syndical en question a même, dans la foulée, fait part à son délégué

régional des "premiers résultats " !

Pour le DFPIP et le syndicaliste, l’explication de cet « incident » grave est simple :

« on ne savait pas que c’était à 16 heures » !

Il ne s’agit pas ici d’une petite « bévue » ou d’un angélisme inapproprié : le SPIP des

Landes a plus généralement tendance à s’affranchir des règles communes de

l’administration générale et de l’administration pénitentiaire en particulier .

Le SNEPAP-FSU a déjà alerté la Direction Inter-régionale des Services Pénitentiaires de

Bordeaux des dysfonctionnements récurrents de ce service et de sa hiérarchie, pour qui,

la légalité paraît aujourd’hui être accessoire (rappelons ici la création « hors la loi » du

fameux et fumeux conseil d’établissement !).

La liste des particularités landaises de fonctionnement, stigmatisé au plan national par le

déroulement des élections professionnelles, nécessite l’intervention de la Direction Interrégionale

des Services Pénitentiaires, afin qu’une inspection soit diligentée au plus tôt, car

la souffrance au travail de certains agents , victimes de ces agissements inadaptés et

souvent injustes est elle bien réelle !

La situation ne prête plus aujourd’hui à rire, ni même à sourire !

Bordeaux, le 28 novembre 2011