Mardi 18 septembre, la garde des Sceaux avait convié place Vendôme un parterre d’une centaine de

personnalités du monde judiciaire auxquelles elle a présenté la méthode de la conférence de consensus

relative à « la prévention de la récidive
», dont elle installait ce même jour le comité d’organisation.

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La

Ministre a ainsi indiqué qu’elle souhaitait voir développer des réponses pénales efficaces, l’incarcération

ayant démontré ses limites en la matière. Les recommandations de la conférence de consensus pourront

servir de base pour orienter les réformes législatives à venir en matière pénale. Les auditions publiques du

jury de consensus doivent intervenir en février 2013 et ainsi donner lieu à une série de préconisations. Mais

la Garde des Sceaux n’entend pas pour autant rester inerte en attendant ces conclusions. Elle a ainsi détaillé

les grandes lignes de la circulaire de politique pénale annoncée depuis l’été et parue hier, qui doit permettre

de faire face immédiatement au problème de la surpopulation carcérale en incitant encore davantage au

développement des aménagements de peine. Si le SNEPAP-FSU ne peut que se réjouir de cette volonté de ne

plus faire de l’emprisonnement l’alpha et l’oméga de la politique pénale, il a néanmoins tenu à rappeler à la

Ministre que les services pénitentiaires (Etablissements et SPIP) n’étaient pas seulement confrontés au

problème de la surpopulation carcérale mais plus globalement à celui de la surpopulation pénale. Ainsi, le

« transfert » d’une partie des personnes condamnées actuellement à la charge des établissements

pénitentiaires vers les SPIP par le biais du développement de la probation ou de l’augmentation des

aménagements de peine ne pourra se faire sans un renfort conséquent pour ces services qui peinent

déjà à faire face à des charges de travail en perpétuelle augmentation.