Le 13 décembre dernier, face au SNEPAP-FSU et à l’UGSP-CGT, l’administration (DISP Lille et DAP) a présenté ses orientations pour les personnels CIP/ASS suite à la fermeture de LOOS en juin 2011.

Le Directeur interrégional de Lille, accompagné de la DRH de la DI, a indiqué qu’ils avaient rencontré

individuellement l’ensemble des personnes concernées directement par la fermeture de LOOS, mais

également l’équipe de SEQUEDIN, au motif qu’ils font partie de la même antenne. Lors de ces

entretiens, l’administration a demandé à chacun d’émette 3 voeux sur une liste de 10 postes proposés

au sein de la DI (Lille, Valenciennes, Douai, Longuenesse, Laon et jusqu’à Beauvais, Compiègne et Le

Havre !). Le problème est que ces voeux virtuels et oraux, dont l’unique objet devait être de permettre à

la DI d’élaborer des scénarii de gestion, ont été traités comme s’il s’agissait d’une CAP de mutation.

L’administration, s’apprête ainsi à valider des « voeux » qui n’étaient que des « pis-allers » pour

certains agents.
Ainsi, un agent de SEQUEDIN qui, dans la discussion, a évoqué d’autres lieux tels que

Douai ou Valenciennes, risque d’être positionné sur ces sites sans avoir jamais émis le souhait de quitter

SEQUEDIN sauf en cas de contrainte.

La conséquence directe est aujourd’hui de voir l’équipe de SEQUEDIN, dont le bon fonctionnement est

reconnu, dissoute par la seule volonté de l’administration. Celle-là même qui pourtant ne manque

jamais de rappeler à qui veut l’entendre qu’elle recherche avant tout l’intérêt des services… Belle

démonstration ! Encore une fois, les agents qui ont joué le jeu de la transparence avec l’administration

se retrouvent lésés et floués.

Pour le SNEPAP-FSU, il est inadmissible que les personnels de SEQUEDIN soient inclus dans le dispositif

prévu pour ceux de LOOS, alors que le site de SEQUEDIN, ouvert en 2003, n’est pas concerné par la

fermeture de LOOS.
L’administration argumente que, suite à la décision de fermeture de LOOS, elle a dû

prendre des mesures d’urgence et que l’ensemble des personnels (personnels de surveillance et

administratifs) ont été également soumis à ces impératifs. C’est refuser de prendre en compte qu’à la

différence des PS et des PA, dont les CAP se sont déroulées après l’annonce de fermeture, les CIP/ASS

n’ont pas eu la possibilité de postuler sur les postes créés pour l’ouverture d’ANNOEULLIN, ce qui aurait

pu résoudre une grande partie des conséquences de la fermeture de LOOS.

Le SNEPAP-FSU a fait valoir que d’autres solutions existent pour les collègues qui subissent la

fermeture de l’établissement de LOOS.
Ainsi, la mise en surnombre sur les ALIP de LILLE, de SEQUEDIN

et d’ANNOEULLIN garantit aux personnels de LOOS la préservation de leur situation familiale et assure à

ceux de SEQUEDIN le maintien de la dynamique de leur équipe. Ces options permettraient en outre

d’anticiper les conséquences des dispositions de la loi pénitentiaire (SEFIP et PSAP en particulier) sur ce

département.

L’administration a indiqué qu’elle informera les personnels de ces deux sites dans les derniers jours de

décembre, en pleine période de congés de fin d’année, et qu’ils auront un délai jusqu’au 7 janvier

2011 pour formuler, d’une manière officielle cette fois, leurs voeux qui seront examinés lors de la CAP

du 13 janvier 2011 (CIP) et 19 janvier (ASS).

Même si l’administration a garanti que les agents conserveront le bénéficie de leurs points pour la CAP

de mobilité 2011, et que les primes de restructuration s’appliqueront conformément à la circulaire (de

2000 € dans l’agglomération lilloise à 15000 € hors de l’agglomération), pour le SNEPAP-FSU les

dispositions présentées sont inacceptables.

Les personnels du SPIP 59, antenne de LOOS-SEQUEDIN n’ont pas à supporter les conséquences de

l’absence d’anticipation de l’administration, qui aurait dû annoncer la fermeture de LOOS avant la

CAP 2010 et la constitution de l’équipe d’ANNOEULLIN !

Seul à défendre cette position, le SNEPAP-FSU affirme que, parce qu’il y a eu erreur de gestion en ce

qui concerne les personnels du SPIP en poste à LOOS :

· l’administration ne doit pas déplacer les CIP/ASS de SEQUEDIN, dont le poste n’est pas

supprimé (il n’y a donc pas de nécessité de service) !

· l’administration doit proposer aux CIP/ASS de LOOS, une mise à disposition sur les services

les plus proches afin de leur éviter un déménagement, avec mutation dans l’intérêt du service

vers ANNOEULLIN ou LILLE à chaque vacance de poste !

pdf_Tract_Loos-Sequedin