La Direction Interrégionale de Lille est connue dans l’administration pénitentiaire pour ses déficits récurrents de personnels et son turn-over extrêmement important.

Par le passé, le bureau régional du SNEPAP-FSU a souvent souligné les carences constatées

sur le terrain en personnels administratifs, en conseillers d’insertion et de probation et

dénoncé le système de pré-affectation qui handicape encore aujourd’hui énormément le

fonctionnement d’un grand nombre de services.

Force est de constater que la question des effectifs dans les SPIP est encore loin d’être réglée

et qu’elle touche tous les corps de cette filière.

La situation des Directeurs d’Insertion et de Probation dans la DISP de

Lille est aujourd’hui particulièrement alarmante. Le taux d’encadrement

des services y est extrêmement faible. On ne compte désormais plus le

nombre d’antennes pour lesquelles aucun Directeur, voir même aucun

cadre, n’est affecté.

Douai/Cambrai, Boulogne sur Mer, St-Omer/Longuenesse, Arras, Amiens, Laon,

Liancourt, Rouen, Le Havre, Creil font partie de cette longue liste malheureusement non

exhaustive.

Est-il nécessaire de préciser que dans un certain nombre de départements seuls le

DSPIP et son adjoint ont en charge non seulement la direction départementale de leur

service, mais aussi la gestion de l’ensemble de leurs antennes :
Somme, Oise, Seine-

Maritime… ?

Et que dire de la taille des services de la DISP de Lille : Béthune et Douai/Cambrai plus de 30

agents, Boulogne sur Mer 11 PIP, 2 PA, intérim du DIP de Béthune et St-Omer/Longuenesse

16 PIP, 3 PA, pas de personnel de direction.

Comment alors concevoir – lorsque l’adjoint au DSPIP endosse le rôle de sapeur-pompier des

antennes – la réalisation sereine des missions dévolues au SPIP ?

La récente décision du Directeur Interrégional de supprimer le poste du deuxième

adjoint au DSPIP du Nord est, dans un tel contexte, absolument incompréhensible !
Le

bureau régional du SNEPAP-FSU rappelle au Directeur Interrégional que le SPIP du Nord ne

suit pas moins de 12 000 personnes sur un total de cinq antennes !

Bien sur, l’on répondra au SNEPAP-FSU que les Chef de Service d’Insertion et de Probation,

cheville ouvrière de l’encadrement des SPIP, sont bien présents sur le terrain et qu’ils seront

prochainement DIPés ! Faut-il rappeler que ces derniers ne se seront pour certains pas intégrés

dans le corps des DIP avant 2016 !

Le « bricolage » de la DISP qui consiste à considérer les CSIP comme

responsables d’antennes, sans avantages, ni contreparties, est absolument

scandaleux.

Que penser de l’affectation de deux DIP première promotion / sortants d’école dans chaque

direction interrégionale ? … Surtout… pas de Jaloux ? !

Comment aujourd’hui expliquer que la DAP soit capable d’indiquer aux

DISP le nombre de DIP sortants d’école qui leur seront prochainement

affectés, avant même que les besoins de ces dernières soient connus ?

Encore une fois l’administration centrale semble gérer ses ressources humaines de manière

totalement anarchique.

L’affectation des sortants d’école semble ressembler plus à une négociation de marchands de

tapis qu’à celle d’une organisation administrative réfléchie.

Le bureau régional du SNEPAP-FSU appelle donc la DISP

de Lille et l’administration centrale à se pencher

sérieusement sur les besoins réels des services et plus

précisément sur ceux nécessaires à leur encadrement.

La DAP ne peut aujourd’hui plus se permettre de faire l’économie

d’organigrammes toutes catégories de personnels confondues.

pdf_Un_desert_de_cadres