Monsieur le Président,

Lors de la préparation de la dernière CAP, consacrée principalement au tableau d’avancement, les membres de

cette instance ont été une fois de plus entravés dans leur travail par l’absence d’un nombre conséquent de

notations : 30% des évaluations n’étaient pas arrivées à la DAP la veille de la CAP. A l’approche de la prochaine

campagne d’évaluation, nous vous demandons d’agir fermement auprès des DISP afin que les responsables des

SPIP se soumettent aux règles de la fonction publique en la matière.

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Pour le reste, nous souhaitons tout d’abord revenir sur l’état des effectifs des SPIP. Nous n’avons toujours pas

d’organigrammes, et nous nous interrogeons sur la stratégie qui a prévalu à vos choix d’ouverture de postes.

Vous vous étiez engagé à porter à notre connaissance le résultat de vos travaux en avril puis en juin, qu’en est-il

à ce jour ? De plus, malgré nos demandes réitérées, nous n’avons toujours pas connaissance des données

chiffrées en matière de ressources humaines.

Or comme nous vous l’avons déjà dit en mai, nos calculs nous permettent d’affirmer qu’en un an et demi les SPIP

ont perdu plus de 80 PIP, et si l’on rapporte cela aux charges de travail toujours grandissantes, cela devrait

inquiéter tout responsable digne de ce nom. De nombreux services sont au bord de l’explosion, et dans de telles

conditions, leurs cadres sont extrêmement inquiets quant à l’avenir. En effet, le non remplacement des

personnels partants a des conséquences sur les conditions de travail des agents et leurs droits (formations

refusées, postes non ouverts à la mobilité).

En tant qu’organisation syndicale, nous constatons un grand nombre de départs par le biais de concours ou de

détachement, ce qui est révélateur de l’état d’esprit des personnels d’insertion et de probation : c’est le « sauve

qui peut » qui prévaut, et la situation s’aggrave de mois en mois !

Nous avons dénoncé, lors de la CAP du 3 mai dernier le scandale des mises à disposition « sauvages », modes de

gestion arbitraires pratiqués dans certains services ou DISP, au détriment du droit et de l’information des agents

concernés. Madame DEBAUX nous a indiqué être opposée à ces pratiques. A ce jour, quelles directives et quels

contrôles la DAP a-t-elle opérés sur les situations que nous avons évoquées lors de la dernière CAP ?

En outre, le SNEPAP-FSU dénonce depuis plusieurs années le non respect des arrêtés d’affectation en ce qui

concerne les résidences administratives (confusion entre Strasbourg et Schiltigheim, St Omer et Longuenesse,

Le Havre et St Aubin Routôt…). Qu’en est-il du travail sur l’établissement des RA auquel vous vous étiez

engagé en début d’année et promis pour cette CAP de mobilité ?

Enfin, nous déplorons, dans la parution de la note de mobilité, des incohérences qui ont valu de nombreuses

questions de nos collègues : non publication de tous les postes susceptibles de devenir vacants (ce qui a obligé à

la publication d’un additif avec un délai de réponse extrêmement restreint, absence de numérotation des postes

susceptibles de devenir vacants….)

Pour le SNEPAP-FSU, tous ces éléments témoignent des incertitudes face auxquelles se trouvent les agents. Sans

information claire, sans directive pérenne issues de la DAP, ceux-ci ne peuvent que se sentir en insécurité.

Nous attendons de notre administration qu’elle démontre sa volonté d’évolution vers une meilleure gestion en

prenant enfin les décisions qui s’imposent.

Pour le SNEPAP-FSU

Les Représentants des Personnels CPIP.