Monsieur le Président,

5 mois, c’est avec 5 mois de retard cette année que nous examinons le tableau d’avancement, et

c’est avec plus de retard encore que nos collègues promus percevront ce qui leur est dû.

C’est

comme cela que l’administration traite des personnels à qui elle demande toujours plus. Quelle

qu’en soit la cause, ce traitement est inacceptable.

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Mais si ce point est important, il n’est malheureusement pas le seul déficit que nous ayons à

déplorer en matière de gestion des personnels.

A commencer par le premier examen professionnel de CPIP hors classe : défaut de formation

dans certaines DI, difficultés à obtenir le temps et le remboursement des déplacements dans

certains services, et surtout un contenu très contestable des oraux, qui pour certains se sont

transformés en véritables concours de DPIP avec des questions hors de propos avec l’expérience

professionnelle sur laquelle cet examen devait porter. Aussi nous souhaitons connaitre les

directives de correction et les critères qui ont prévalu à la nomination des lauréats, afin que

désormais chacun sache à quoi s’attendre.

Nous attendons toujours des informations sur le positionnement et les missions des ASS

restant dans l’AP
, dont vous n’avez pu à ce jour nous donner le nombre exact malgré nos

demandes réitérées. Nous constatons aussi que sur les 10 postes créés pour des ASS en 2011, seuls

3 ont été pourvus. Et à ce jour, deux de ces trois ASS, à défaut de définition précise de leur place au

sein des services d’accueil, assurent des missions de CPIP.

Nous n’avons pas non plus oublié l’erreur du tableau d’avancement 2011, que l’administration,

malgré ses promesses, n’a pas cherché à compenser pour les collègues lésés. Nous demandons leur

inscription en priorité sur le tableau d’avancement 2012 pour ceux qui peuvent y prétendre, et une

décision rétroactive pour ceux qui se trouvent dans l’impossibilité d’y être éligibles du fait de

l’application des nouveaux statuts.

Une fois encore, nous déplorons l’absence d’avis étayé voire de cohérence des avis d’une même

DISP et nous réclamons l’information de la totalité des personnes éligibles sur le contenu de leur

dossier.

Toujours à propos du tableau d’avancement 2012, l’administration s’était engagée à faire le

nécessaire pour atteindre la proportion de 40% de CPIP hors classe.
A ce jour, nous sommes à 24%.

Comment l’expliquez-vous ?

Enfin, en ce qui concerne le concours de CPIP 2012 : 157 places sont ouvertes par l’arrêté du 2

février, dont 88 postes de CPIP placés. Vos services nous ont annoncé 69 postes répartis en 1/3 en

créations (soit 23) et 2/3 en remplacements (soit 46).

Vous prévoyez donc 46 remplacements, alors qu’il y a eu 36 départs en retraite en 2011. Il ne reste

donc plus que 10 postes en compensation des autres départs (promotions, concours, détachements,

démissions…). Sur la question des autres départs du corps de CPIP, nous relevons que vos services

ne nous ont toujours donné aucun des chiffres demandés depuis janvier… Ne serait-ce pas pour

éviter la mise en évidence embarrassante de la baisse des effectifs des CPIP ? En effet, par une étude

comparée du bilan social 2010 et du chiffre du bureau RH4 d’avril 2012, on constate des effectifs de

3041 CPIP+ASS en 2010, contre 2963 en avril 2012, soit une perte de 78 agents (non seulement

départs en retraite mais aussi concours, détachements…..). Envisagez-vous, contrairement à 2011,

le recours au détachement ?

Ces chiffres nous laissent dubitatifs face à la gestion des ressources humaines de l’administration.

Malgré vos engagements, nous n’avons toujours pas communication du résultat du travail sur les

organigrammes des SPIP et nous ne pouvons que nous interroger sur la stratégie adoptée pour

l’ouverture des postes offerts à la prochaine mobilité.

Paris, le 3 mai 2012.