Toujours aussi hermétique aux remontées de l’ensemble des personnels,

l’Administration Pénitentiaire s’entête dans une ligne de conduite visant

à ne rien entendre, à ne rien comprendre.

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Au lieu de poursuivre de façon cohérente et prioritaire le travail de construction d’un outil de qualité, d’étendre

progressivement les expérimentations, de répondre aux préconisations de la CNIL, de rechercher l’appui de

ceux qui pensent que les SPIP ont besoin d’une méthodologie commune et lisible par les personnes suivies, l’AP

poursuit la mise en oeuvre à marche forcée de son DAVC, outil de communication, produit marketing

d’une politique pénitentiaire sommée aujourd’hui de produire des résultats en matière de prévention

de la récidive.

Au lieu d’écouter les personnels qui en dénoncent les incohérences et les approximations, la DAP persiste au

mépris de tous et de toute logique et, telle un rouleau compresseur, multiplie les notes et les mails pour vendre

un produit mal pensé, mal conçu.

Plus grave, sans état d’âme, elle discrédite ses cadres qu’elle somme

de jouer les VRP d’un produit invendable, les conduisant à choisir entre deux maux :

les foudres de l’Administration ou la vindicte des équipes.

· Comment mettre autant en péril son encadrement sauf à avoir si peu de considération pour ceux qui ne vont

servir que de paravent à l’incompétence de leur Administration, sacrifiés sur l’autel d’une impéritie de

gestion portée à son summum ?

· Comment prendre le risque de couper les cadres de leurs équipes dans des luttes inutiles, alors même que

les évènements récents supposeraient au contraire une confiance mutuelle pour assurer sereinement nos

missions, au regard de nos moyens de plus en plus restreints ?

La position n’est pas aisée, et soyons bien conscients que nous, cadres, sommes seuls, et resterons seuls dans

cette situation, entre le marteau et l’enclume.

Parce que l’Administration pense nous avoir muselés,

Parce que notre silence serait une caution à cette mascarade,

Nous nous devons de lui faire savoir qu’elle se fourvoie, qu’elle nous met en danger, et que le produit

proposé ne peut en aucun cas justifier que nous soyons ainsi les « mauvais objets de la profession »,

Respectons ceux qui souhaitent faire le DAVC, respectons ceux qui ne le souhaitent pas,

voilà la seule issue possible de notre action auprès des personnels.

LE SECTEUR ENCADREMENT DU SNEPAP-FSU DENONCE LA POSITION AUJOURD’HUI INTENABLE

DES CADRES DES SPIP QU’UNE ADMINISTRATION AUTISTE CONDUIT À LA SCHIZOPHRENIE.

Paris, le 5 avril 2012