A l’heure où la France est confrontée à une dette publique exorbitante que le

gouvernement tente par tous les moyens de résorber, les représentants syndicaux

du SNEPAP/FSU s’interrogent sur les dérives constatées à l’échelle du SPIP du

Pas-de-Calais (62) depuis quelques semaines.

En raison du nombre insuffisant de cadres sur plusieurs antennes de ce

département, la Direction de ce SPIP vient en effet de prendre la décision

d’organiser des réunions de service mensuelles, communes aux antennes d’Arras

et de Bapaume.

Le SNEPAP/FSU s’étonne de ce choix pris par la Direction du SPIP 62 qui

semble préférer le déplacement de huit CIP à celui d’un seul DIP.

En termes de frais de déplacements le SNEPAP/FSU rappelle que le coût du

transport de 8 agents entre Arras et Bapaume est le suivant :

"-" Distance Arras-Bapaume : 29 kilomètres x 2 = 58

"-" Coût pour un véhicule de 6 à 7 cv : 58 x 0.32 = 18 € 56

"-" Coût des frais de restauration : 8 x 15 € 25 = 122 €

"-" Coût pour 8 agents : 18 € 56 x 8 = 270 € 48

"-" Coût du déplacement du seul cadre : 26 € 18 (18 € 56 de frais de

déplacement et 7 € 62 d’indemnité repas)

Mais la question des frais de déplacement ne semble pas être la priorité du SPIP

62.

En atteste le voyage récent de sa DSPIP à l’inauguration du CD de

ROANNE (voir le numéro spécial d’ETAPES de janvier 2009) :

"-" Coût moyen du biller SNCF Arras-Roanne aller-retour, 2° Classe :

270 €

A la connaissance du SNEPAP/FSU il n’y a pourtant aucune ouverture

d’établissement pénitentiaire prévue sur le département du Pas-de-Calais dans

les années à venir.

Nonobstant le coût financier de ces différentes décisions, le SNEPAP/FSU

s’inquiète surtout de la facilité avec laquelle la Direction du SPIP 62 ordonne à

ses agents de se déplacer dans le département afin d’assister à leur réunion de

service.

Le SNEPAP/FSU considère que cette décision est une porte ouverte à la

départementalisation des résidences administratives des agents.

Le SNEPAP/FSU exige du SPIP 62 le respect des résidences administratives

des personnels.
Les personnels d’insertion et de probation n’ont pas à subir

le déficit de cadres du département. Le contribuable non plus !

Pour le SNEPAP/FSU

Le bureau régional

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