Certes, la gestion des personnels a toujours été particulièrement obscure au sein de l’Administration Pénitentiaire, mais au fil

des années la situation s’aggraverait plutôt…

Dans un souci, semble-t-il, de meilleure lisibilité (mais il est vrai que nous partons de loin), la sous-direction des Ressources

Humaines a décidé, contre l’avis des représentants du personnel du SNEPAP-FSU, d’inaugurer une nouvelle procédure pour la

prochaine CAP de DIP : des postes à profil, quelle que soit la nature du poste proposé ! Chaque DIP candidat devra avoir un

entretien avec le DSPIP du lieu qu’il sollicite, même par téléphone. Désormais, si vous voulez muter, il vous appartient donc

de vous faire apprécier du hiérarque censé vous accueillir ! Pour le sud, ce n’est pas encore gagné…

Que dire d’une telle ignorance du droit à la mobilité, qui demeure un droit fondamental des fonctionnaires, renforcé récemment !

Dans le cadre des projets de statuts de la filière avancés par cette même administration, la mobilité est fortement encouragée,

voire imposée, et deviendrait une nécessité pour accéder à certains postes.

ON N’EST SANS DOUTE PAS A UNE CONTRADICTION PRES DANS CETTE ADMINISTRATION.

Bien plus, non satisfaite de sa nouvelle procédure, l’administration n’hésite pas à proposer des postes profilés de chefs

d’antennes, d’adjoints fonctionnels, d’adjoints au chef d’antenne, etc., qui varient au fil du temps en l’absence d’organigramme

des services pourtant réclamés à plusieurs reprises par le SNEPAP-FSU.

Ce manque de lisibilité dans les nomenclatures entraîne des conséquences pour les personnels. Ainsi, en 2005, certains DIP

étaient adjoints fonctionnels ou territoriaux et, à ce titre, percevaient parfois une NBI, voire une indemnité de responsabilité.

Aujourd’hui lorsque l’on mute ces personnels, nous assistons donc au gré des CAP de mobilité à des situations ubuesques car

personne – y compris l’administration – ne sait plus si on libère un poste d’adjoint, de cadre, de fonctionnel, de CSIP, de DIP…

Et quand on pourvoit le poste, ceux qui sont nommés ont parfois quelques déconvenues à la lecture de leur fiche de paye.

Qui reconnaîtrait ces petits dans un pareil fatras ? Personne, nous direz-vous, et encore moins l’administration elle-même.

UNE GESTION A COURT TERME ET ENFUMEE

Vous n’y comprenez rien ? Ca ne va pas vous rassurer, mais nous non plus.

A la lecture de la note de mobilité pour la CAP du 8 avril 2010, un DIP peut ainsi être chef d’antenne, voire adjoint au chef

d’antenne et bientôt peut-être adjoint au CSIP, corps en voie d’extinction. Tout cela est tout de même un peu problématique

pour les sites importants dotés d’une seule et unique antenne. Peut-être verrons-nous apparaître dans une prochaine CAP,

sans négociations au préalable avec les représentants du personnel, sans réfléchir à un organigramme des SPIP, la publication

de postes de chefs de SEGMENT… Par contre, de façon récurrente, certains postes de catégorie A, publiés chez les DSP,

continuent de ne pas nous être proposés !

Pour compliquer le tout, dans cette même paritaire du 8 avril, il est aussi proposé des postes de DIP, sous réserve du

déroulement de la commission administrative paritaire des chefs de services d’insertion et de probation ! Eh ben

voyons… En résumé, l’administration ne veut toujours pas intégrer, comme elle l’avait initialement proposé, les CSIP dans le

corps de DIP, mais elle reconnaît implicitement que les profils des postes occupés sont de même nature et s’arroge le droit, au

fil des candidatures, de modifier l’intitulé des postes. Personne n’aura pour autant oublié que les indices des DIP ne sont

pas les mêmes que ceux des CSIP…

Si les SPIP sont incontournables dans l’exécution des peines, la gestion des corps d’Insertion et de Probation par la sousdirection

des Ressources Humaines de l’Administration Pénitentiaire reste à la traîne. Cette gestion de nos carrières est loin

d’être en adéquation avec la politique ambitieuse que doivent développer les SPIP.

Les représentants du personnel du SNEPAP-FSU à la CAP des DIP,

dénoncent cette gestion chaotique et injuste.

Ils s’attelleront au cours de la CAP à venir, à rétablir équité et transparence

dans ce qui s’annonce comme une véritable usine a gaz !

Les représentants du personnel DIP pour le SNEPAP-FSU,

Paris, le 8 mars 2010

pdf_Tract_Note_mobilite_DIP_2010