A quelques heures de l’ouverture de la CAP des CPIP où doit se jouer l’avenir de plus de 450

de nos collègues, la direction de l’administration pénitentiaire fait une nouvelle fois la

démonstration de sa plus totale incurie.

Alors que le service des ressources humaines chargé de préparer la CAP connaît un sous-effectif

chronique depuis de nombreux mois, maintes fois dénoncé par nos organisations, la

DAP vient de réussir le tour de force de présenter aux représentants des personnels des

documents préparatoires qui ne correspondent en rien à la situation réelle des agents.

Dans un contexte extrêmement tendu, l’administration a fait le choix, cette année, de

décentraliser la saisie des demandes de mutations au niveau des DISP et d’utiliser le fameux

logiciel « H@rmonie »….

Alors que tout le monde sait que les SPIP et les DISP ne sont pas en mesure d’assurer

efficacement le suivi administratif de la carrière des agents, il était inévitable d’en arriver au

fiasco auquel nous sommes aujourd’hui confrontés.

Lorsque l’on constate qu’un arrêté adressé par la DAP à un agent, par la voix hiérarchique,

peut mettre jusqu’à un an avant d’être notifié à l’intéressé, il n’y a rien d étonnant à ce que les

services déconcentrés ne soient pas en mesure d’assurer, en quelques semaines, la

transmission d’informations fiables à l’administration centrale.

C’est ainsi qu’il apparaît que les trois quarts des cotations (nombre de points affectés aux

candidats à la mutation) sont erronées et qu’un nombre conséquent de demandes n’ont pas été

prises en considération. C’est pourquoi, nous appelons l’ensemble des CPIP ayant déposés une

demande de mutation a en transmettre une copie à nos organisations professionnelles.

Cette situation inique contraint la DAP à annoncer le report de la CAP à une date ultérieure,

dont nous aurons connaissance la semaine prochaine.

Là où l’administration se cache derrière les dysfonctionnements du logiciel Harmonie, nos

organisations condamnent avec la plus grande fermeté la marque de mépris une nouvelle fois

adressée à la filière insertion probation.

Dans une filière attaquée sans relâche depuis les événements de Pornic, et alors que le rapport

CIOTTI va jusqu’à remettre en cause les fondements de l’existence des SPIP, les personnels

ne supportent plus de voir renier leurs droits :

"-" droit aux avancées statutaires censées être entrée en vigueur depuis janvier ;

"-" droit au respect des procédures d’accès au grade d’avancement contrairement à ce qui s’est

passé cette année dans la mesure où l’administration à promu une liste d’agent différente de

celle qui avait été arrêté en CAP ;

"-" droit à la mobilité…

"-" respect des résidences administratives.

Comment la DAP peut-elle expliquer que les CAP de surveillants, où plus de 20000 agents

sont concernés, se déroulent tout à fait convenablement alors que la CAP de CPIP ne peut pas

être préparée sérieusement ?

C’est inacceptable !

L’administration doit désormais mettre tous les moyens en oeuvre pour assurer le déroulement

serein de cette CAP de mobilité, qui au regard de la faiblesse des recrutements annoncés

constitue un enjeu crucial pour nombre de nos collègues.

PARIS le 9 juin 2011