Le secteur de la justice a été défini par le gouvernement comme « prioritaire » et de fait ce budget est en

progression de 4,3%, comportant des créations d’emplois, contrairement à la plupart des autres ministères.

Compte tenu de l’état catastrophique du service public de la justice à la suite du précédent quinquennat

(réduction des effectifs par la refonte désastreuse de la carte judiciaire, absence de crédits de fonctionnement,

engloutissement des moyens dans la machine pénale et l’inflation carcérale) cette priorité ne fait que masquer

la misère.

Certes les projets de construction pharaoniques de 25 000 places de prison sont abandonnés et la place de la

protection judiciaire de la jeunesse est (un peu) restaurée : mais les quelques emplois créés ne suffiront pas à

rétablir un service public dévasté. Par ailleurs, la taxe de 35 euros est maintenue pour cette année…

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