Depuis trois mois, on nous répète que tout n’est pas une question de

moyens, qu’il faut réformer nos pratiques et notre organisation. Or, la note

relative à la mobilité 2011 publiée le 8 avril prévoit notamment la création de

12 postes de personnels d’insertion et de probation sur l’antenne de Nantes.

C’est donc un démenti cinglant aux propos tenus par le ministre et une

reconnaissance du bien-fondé de notre mobilisation et de nos revendications.

Ces moyens accordés devraient cependant l’être pour tous les SPIP.

L’ouverture d’un seul poste de personnel d’insertion et de probation sur le

Maine-et-Loire est loin de couvrir les manques existants depuis plusieurs

années. Ainsi, en trois ans, nous avons perdu six postes de titulaires. Le

service, actuellement composé de 23 personnels d’insertion et de probation,

de 6 personnels administratifs et de 4 personnels d’encadrement, ne parvient

donc à "fonctionner" qu’avec l’apport de personnels vacataires à statut

précaire, ce qui ne permet pas une prise en charge satisfaisante des

personnes suivies.

Les récentes annonces gouvernementales de création de postes ne sont pas

à la hauteur des enjeux, et ne concernent pas les SPIP. Pour preuve, la

Direction de l’Administration Pénitentiaire a prévu le recrutement d’une

trentaine seulement de travailleurs sociaux cette année !!

L’appel à la réserve pénitentiaire relève davantage du mépris envers nos

missions, nos compétences et nos savoir-faire que d’une réelle prise en

compte de l’état de délabrement des services.

L’ensemble des personnels du SPIP 49 restent

mobilisés et exigent toujours un ratio d’1

travailleur social en charge de 60 mesures.

pdf_Tract_SPIP_49