Snepap-Fsu

VAGUE D’AFFECTATIONS DANS LE GRAND OUEST

mardi 1er février 2011 par Webmestre SNEPAP-FSU

Suite à l’affaire de Pornic, un vent de panique a soufflé sur la centrale et il a été demandé à tous les DSPIP de « recenser » nominativement toutes les mesures non affectées.

Alençon le 01.02.2011

Un certain nombre d’entre eux ont fait remonter la réalité, jouant le jeu de la transparence. En revanche, pour d’autres, la peur des conséquences a été la plus forte et certaines situations sont devenues grand-guignolesques : affirmer que tous les dossiers sont affectés, alors que tout le monde sait que ce n’est pas vrai, demander l’affectation en urgence des dossiers suivis par un CIP en arrêt de travail depuis plusieurs mois, c’est « sauve-qui -peut » !.

Devant une telle absurdité, un tel mépris des personnels et des PPSMJ, nous restons sans voix.

Mais si ce phénomène se produit partout, l’extrême breton est significatif de la dérive qui s’installe sur la DISP de Rennes :
Depuis de nombreux mois nous alertons la DISP au sujet des manques de personnels, tous corps confondus, sur certains services de la région. En audience syndicale le 08.11.2010 à la DISP, le SNEPAP -FSU a encore une fois tiré la sonnette d’alarme, et a principalement insisté sur 4 départements, dont le 44, où nous indiquions qu’il manquait 10 postes de CIP .
Lors de cette audience il nous fut répondu que les organigrammes des SPIP n’étant pas construits, il s’agissait là de notre interprétation. Le directeur a indiqué vouloir travailler sur ce sujet, et a reconnu les difficultés nantaises ……

Désormais donc tous les dossiers sont affectés, mais les personnes, elles, comment seront-elles suivies ? A cette question s’oppose un silence gêné de nos interlocuteurs qui au final se fichent pas mal de la portée de notre travail.
Nous refusons de voir se généraliser la pratique observée ici ou là qui consiste à convoquer un maximum de personnes en un temps record pour ne pas être mis en cause en cas de récidive ou de médiatisation

Ce travail là n’est pas celui d’un CIP et nous refusons de l’exercer dans des conditions de travail indécentes..
Il est plus qu’urgent que tous les parlementaires des 12 départements de la région pénitentiaire soient personnellement informés de ces conditions de travail car enfin depuis 2008 nous ne cessons d’écrire à notre administration que nous ne pouvons plus assurer nos missions sans être entendus

Face au mépris directement affiché par l’administration via la note du 27 février, ordonnant d’affecter tous les dossiers, nous saisissons donc tous les parlementaires des Pays de la Loire, de Basse Normandie et de Bretagne pour leur signifier que nous ne sommes plus en mesure d’assurer réellement nos missions et leur demander d’intervenir au plus haut niveau pour que les derniers maillons d’une chaine défaillante ne soient pas sanctionnés.

Nous réaffirmons notre entier soutien aux collègues de Nantes pour lesquels ce drame restera une épreuve ; mais aussi entier soutien au DSPIP qui a dès son arrivée à Nantes signalé les problèmes d’effectifs, a travaillé avec la juridiction et a essayé de faire en sorte que le suivi des personnes ne se résume pas au renseignement d’un dossier....

Pour le SNEPAP-FSU
Patricia BOISSONNOT
Secrétaire régionale











RSS fr | Contact | Plan du site | Espace privé | Spip + Alternatives