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SPIP : le bras d’honneur du Ministere

mercredi 9 mars 2011 par Webmestre SNEPAP-FSU

Alors que « l’affaire de PORNIC » a mis l’ensemble des SPIP de France sous les feux des projecteurs, alors que
les leçons de ce dramatique événement sont à peine tirées,

alors que néanmoins, il est désormais évident
pour tous que le suivi des peines en milieu ouvert ne peut en aucun être jugé comme accessoire, le ministère
vient de réunir l’ensemble des organisations syndicales pour leur annoncer les arbitrages rendus dans le cadre
de la réorganisation des instances de dialogue social.

LE MINISTERE ANNONCE LA SUPPRESSION DE LA SEULE INSTANCE NATIONALE DE CONCERTATION
POUR LES SERVICES PENITENTIAIRES D’INSERTION ET DE PROBATION !

Cette annonce est une véritable insulte envers les personnels des SPIP déjà durement atteints par les récentes
mises en cause dont ils ont fait l’objet. Le Comite Technique Paritaire - Socio-Educatif, puisqu’il s’agît de cette
instance, était le seul lieu d’expression au sein de l’administration centrale pour les problématiques
spécifiques des SPIP.
Lorsqu’au sein de l’administration pénitentiaire, 10% des personnels ont la charge
exclusive de ¾ des publics mais aussi de politiques aussi essentielles que celle de la prévention de la récidive
ou du développement des aménagements de peines, comment concevoir que le dialogue social sur ces
questions, au sein de l’administration centrale soit mené sans leurs représentants ? Faut-il rappeler qu’avec le
poids des personnels de surveillance dans les effectifs de l’administration pénitentiaire, si l’ensemble des
personnels des SPIP votait pour une seule et unique organisation syndicale, elle obtiendrait péniblement un
siège sur les 10 prévus au Comité Technique de l’Administration Pénitentiaire ?! Est-ce en supprimant tout
espace de dialogue social spécifique que le ministère entend répondre à la profonde crise qui traverse
aujourd’hui les SPIP ? Pense-t-il museler les personnels en choisissant ses interlocuteurs ? L’argument
déployé par le ministère concernant le nécessaire décloisonnement entre milieu ouvert et milieu fermé est
une vaste fumisterie et la suppression du CTP-SE n’aboutira évidemment qu’à un renfermement encore plus
grand de l’administration pénitentiaire sur la gestion des seuls établissements pénitentiaires ! Le ministère
semble amnésique au point d’oublier un récent rapport d’inspection qui lui faisait savoir que « les
insuffisances dont ont fait preuve les cadres de la DISP de RENNES, chacun dans leur fonction, s’inscrivent dans
un contexte institutionnel ancien, mais encore réel, du service public pénitentiaire, qui a longtemps centré ses
priorités sur les enjeux du milieu fermé au détriment de ceux du milieu ouvert
 » (Rapport de l’Inspection des
Services Pénitentiaires relatif à la prise en charge de Tony M. par le SPIP de Loire-Atlantique).

LA REPONSE DU MINISTERE EST AUJOURD’HUI PARFAITEMENT CLAIRE :

PAS QUESTION DE FAIRE FACE AUX DIFFICULTES,
ENCORE MOINS D’ENTENDRE LE CRI D’ALARME DES ORGANISATIONS SYNDICALES SUR LES MOYENS,
MIEUX VAUT REDUIRE TOUT LE MONDE AU SILENCE !
PLUS QUE JAMAIS LES PERSONNELS DOIVENT SE FAIRE ENTENDRE !

RDV le 29 Mars 2011 à Paris !

Paris, le 9 mars 2011.











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