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SPIP 13, CD Salon de Provence : "Le temps de l’attente ressemble toujours au temps de la sécheresse. Toujours trop long..."

lundi 12 mai 2014 par Webmestre SNEPAP-FSU

En novembre 2013, le directeur du Centre de Détention de Salon de Provence
réquisitionnait un des bureaux d’audience dédié au SPIP (depuis l’ouverture de
l’établissement, il y a plus de 20 ans) pour l’affecter à un major.

Il enjoignait alors au SPIP d’effectuer dorénavant les audiences dans une guérite ou, plutôt dire, dans un placard à balais.

Comme toujours, cela devait être temporaire !

Quelques semaines plus tard, le Directeur Fonctionnel du SPIP 13 validait cette décision et laissait les CPIP recevoir les détenus dans ces conditions inadmissibles.

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Le SNEPAP-FSU, estimant la situation absurde et grotesque, adressait un courrier en intersyndicale avec la CGT au Directeur Interrégional des Services Pénitentiaires PACA- CORSE.
Nous pensions alors qu’il était inutile de diffuser un tract ou même une lettre
ouverte. Nous espérions qu’en quelques jours le chef d’établissement serait ramené à la raison et que nous n’en parlerions plus.

Les jours passent … Le DFSPIP 13 nous informe que le DI nous répondra... Des semaines s’écoulent, des anges passent jusqu’au 28 mars 2014 où le SNEPAP-FSU profite d’une audience syndicale à la DISP pour l’interpeller sur ce même sujet. VOLTE FACE : il se déclare incompétent et nous renvoie vers le DFSPIP 13.

Qu’en-conclure mis à part que le SPIP est totalement méprisé que ce soit par le chef d’établissement, l’échelon départemental et l’échelon régional ??? !!!
Comment peut-on imaginer effectuer des entretiens dignes de ce nom dans de telles conditions ? Comment instaurer une relation empathique fondée sur la confiance alors même qu’on ne peut garantir aux personnes suivies la confidentialité de l’entretien ? Autant dire qu’il ne nous reste plus qu’à sacrifier nos missions et que nous n’avons plus à aborder le passage à l’acte en entretien. Mais, alors, qui sera le garant de tout ce marasme ?

Une décision absurde et risible si seulement elle n’avait pas été validée par deux échelons hiérarchiques !!!

A l’heure où le projet de réforme pénale place en son centre les SPIP, à l’heure où l’Administration Pénitentiaire étend son regard vers d’autres modèles de probation étrangers, à l’heure où la DAP diffuse les Règles Européennes relatives à la Probation dans les services et anime des groupes de travail, le SNEPAP-FSU s’indigne de devoir se mobiliser afin de garder un simple bureau d’audience !

Il ne s’agit là que d’un retour vers le passé incompréhensible et indigne d’une telle administration !

Notons enfin que le public accueilli dans cet espace (exclusivement des auteurs d’infractions à caractère sexuel) nécessite une vigilance accrue des SPIP en terme de confidentialité. Il n’est pas certain que ce public, déjà stigmatisé en détention et plutôt discret, soit le plus prompt à défendre le respect de ce droit pourtant si fondamental. Dès lors, il semble invraisemblable, dans cette administration, que les CPIP soient les seuls à
s’en préoccuper !

Une question ouverte se pose à présent : devons-nous saisir La Directrice de
l’Administration Pénitentiaire, le Contrôleur Général des Prisons ?
Quelle consternation ...

Le 12/05/2014

Le SNEPAP-FSU DES BOUCHES DU RHONE
Le SNEPAP-FSU PACA-CORSE

NB : Diffusion à Monsieur le Président et Madame la Procureur du TGI Aix en Provence, Mesdames les Juges de l’Application des Peines d’Aix en Provence, Barreau d’Aix-en- Provence, Direction Interrégionale des Services Pénitentiaires PACA-Corse, Direction du SPIP des Bouches du Rhône, Personnels SPIP région PACA-Corse, Direction du Centre de Détention de Salon de Provence.










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