Snepap-Fsu

SOLIDARITE, SOLIDARITE QU’ILS DISENT,

OUI MAIS, PROTEIFORME OU FAIT DU PRINCE ?

lundi 5 juin 2006 par Webmestre SNEPAP-FSU

Créée en 2005, la mise en œuvre de la journée de solidarité pour l’autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées (vous savez le fameux lundi de pentecôte travaillé) a donné lieu à de sérieux cafouillages. Rappelons que dès l’origine certaines organisations syndicales, dont la FSU avaient dénoncé cette disposition.

Pour 2006, le dispositif devait donc « être appliqué avec davantage de souplesse » d’après la note du 27/09/05 de la Fonction Publique. L’arrêté du 20/12/05 (modifié pour les personnels en travail posté par l’arrêté du 11/01/06) pour le Ministère de la Justice prévoit donc deux possibilités : soit 7 heures travaillées en continu ou fractionnées, soit une journée décomptée au titre de la RTT (avec restitution du reliquat à l’agent).

Mais la note du 21/03/06 de la Direction de l’Administration Pénitentiaire va au-delà de l’arrêté ministériel (et même au-delà de la circulaire DAGE du 22/02/06), puisqu’elle supprime purement et simplement la possibilité pour les personnels de travailler 7 heures en plus (en continu ou fractionnées), voire de travailler le lundi de pentecôte (la République ne serait-elle plus laïque ?) et qu’elle impose le retrait d’une journée de RTT !

Localement, personne n’y comprend rien : certains services respectent l’esprit de l’arrêté et donc autorisent les « heures supp », d’autres retirent 1 jour de RTT, d’autres demandent aux agents de « solliciter » une journée de congés....d’autres encore ne travailleront pas, purement et simplement, notamment dans les hautes sphères de l’administration....

Pour le SNEPAP FSU, l’esprit de la loi et du principe de solidarité doit être respecté : les personnels doivent pouvoir, s’ils le souhaitent, travailler ces 7 heures en plus, ou, enfin, pouvoir récupérer les heures supplémentaires effectuées de manière régulière et jamais compensées ! Il est également inadmissible que l’on demande aux personnels de solliciter individuellement une journée de congés !

Le principe de solidarité ne peut avoir de sens que s’il est appliqué de manière équitable partout, et dans le respect de la volonté de chacun.

Ah, quelle gabegie !










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