Snepap-Fsu

Fédération Syndicale Unitaire - LA JUSTICE EN DANGER : TOUS ENSEMBLE, MOBILISONS NOUS !

mercredi 3 mars 2010 par Webmestre SNEPAP-FSU

Toutes les directions du ministère sont aujourd’hui touchées par l’application brutale de la Révision
Générale des Politiques Publiques qui entraîne suppression de structures, de services et de postes.

Cette
réduction drastique des moyens de la Justice, s’accompagne d’une dégradation extraordinaire des conditions
de travail des personnels. La mise en place du mérite comme mode privilégié de gestion des personnels et
l’orientation des missions vers une répression systématique, accentuent cette dégradation et crée de la
souffrance au travail.

A l’Administration Pénitentiaire

La multiplication frénétique des lois pénales des dernières années plonge l’ensemble des services et
établissements dans une course contre le temps qui ne permet plus aux personnels d’assurer correctement
leurs missions. Dans ce contexte où l’individualisation des prises en charge devient de plus en plus irréaliste,
la déclinaison aveugle de la RGPP dans l’administration pénitentiaire et son lot de décisions dévastatrices du
service public viennent accentuer encore un peu plus la déshumanisation du système pénitentiaire. Le
ministère annonce ainsi un nouveau plan de construction de prisons qui se traduira par le remplacement
d’une soixantaine de petits établissements, certes vétustes, par des établissements pénitentiaires de grande
taille et situés en dehors des agglomérations. Ce choix éloignera les personnes incarcérées de leurs proches
et engendrera une inévitable dégradation des conditions de travail des personnels. Dans le même temps,
l’administration pénitentiaire annonce la fermeture d’une vingtaine d’antennes de services pénitentiaires
d’insertion et de probation (chargées de l’exécution des peines alternatives à l’incarcération), pour cause
d’économie ! Cette politique sacrifie le service public et la qualité du service rendu aux usagers.

Aux Services Judiciaires

La fermeture des structures, les redéploiements, les nouveaux arrêtés d’affectation, l’attribution de primes au
mérite entraîne une souffrance des personnels. A cela doivent s’ajouter l’augmentation des audiences de plus
en plus tardives, l’accumulation des heures supplémentaires pour les personnels administratifs et greffiers,
l’externalisation des missions (ménage, entretien des locaux) pour les personnels techniques. Parallèlement,
la suppression massive de tribunaux conduira inévitablement à restreindre l’accès au service public de la
justice, nuira à sa qualité et produira encore plus d’incompréhensions et de tensions entre professionnels et
usagers.

A la PJJ

Les restructurations massives se traduisent par des suppressions de structures administratives, éducatives et
de postes. La réforme de la carte PJJ et la réorganisation administrative entraînent pour de nombreux
personnels administratifs, la perte de leur poste et éloignent les jeunes et leur famille des lieux de décision et
de prise en charge éducative. Parallèlement, la palette des solutions éducatives diversifiées se restreignent
de plus en plus et ne permet plus d’apporter des solutions éducatives individualisées et adaptées à chaque
jeune.

Dans toutes les directions

Le déploiement de la politique gouvernementale provoque épuisement professionnel, stress, maltraitance et
sentiment de non-sens… Au lieu de s’appuyer sur le professionnalisme des agents, le gouvernement préfère
la défiance à l’égard de l’ensemble des fonctionnaires, considérés à travers l’unique prisme du budget de
l’Etat. Ainsi, la mise en place des plateformes de gestion ministérielle déplace les agents sans tenir compte
de leur situation personnelle et rompt avec les compétences spécifiques des personnels de chaque direction !

Toutes ces attaques transforment profondément les missions de l’ensemble des fonctionnaires du ministère
et dégradent la qualité des services dûs aux usagers. C’est l’avenir d’une justice humaine et égale pour tous
qui est en jeu !

C’est pourquoi la FSU s’associe pleinement à la journée d’action nationale du 9 mars, décidée par
l’ensemble des syndicats et associations professionnelles du ministère de la justice.
Partout lorsque c’est possible, elle appelle les fonctionnaires à faire grève.

PARTICIPEZ ACTIVEMENT ET MASSIVEMENT
AUX ACTIONS NATIONALES ET LOCALES !

Pour toute information complémentaire sur les initiatives locales, rapprochez vous de votre secrétaire
régional ou des référents locaux des organisations associées.











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