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CPIP placés : chronique d’un fiasco annoncé

mercredi 19 juin 2013 par Webmestre SNEPAP-FSU

A quelques jours de la CAP des CPIP, alors que la situation se tend dans nombre de services, les errements de la
DAP se confirment.…le déploiement des CPIP placés s’annonce comme un nouveau fiasco.

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Le SNEPAP-FSU revendique depuis longtemps ce dispositif de CPIP « volants », en parallèle des organigrammes, du Taux de Calcul pour la Compensation des Besoins du Service (TCCBS) et du renforcement des services en emplois pérennes. La présence de personnels amenés à effectuer des remplacements temporaires a fait ses preuves avec les personnels de surveillance, tout comme dans d’autres administrations ; la nature et la sensibilité de nos missions, conjuguées à des éléments objectifs comme le fort taux de féminisation du corps des CPIP (qui entraîne naturellement de nombreuses absences pour maternité) rendent nécessaire ce dispositif.

Pour le SNEPAP-FSU, trois conditions s’imposent :
– ces remplacements n’ont pas vocation à venir renforcer les effectifs réguliers des services en se substituant aux créations de postes ;
– un statut attrayant doit compenser les contraintes d’un tel exercice : position administrative de mission, indemnités, absence d’avance des frais, avantages quant à la mobilité sont autant d’exemples que nous
avons régulièrement soufflés à la DAP ;
– cette fonction ne doit pas être accessible en pré-affectation.

Depuis un an, le SNEPAP-FSU a multiplié les alertes en appelant la DAP à travailler en amont sur la mise en œuvre d’un dispositif qui ne pouvait qu’être mis en échec s’il n’était pas rendu sécurisant et attractif pour les personnels. Les discussions ne commencèrent qu’en janvier 2013, pour être rapidement galvaudées et parasitées par l’actualité des établissements pénitentiaires et des organisations syndicales totalement déconnectées de la réalité des SPIP. En mars 2013, le SNEPAP-FSU mettait une nouvelle fois en garde l’administration face au marasme qui s’installait.

Aujourd’hui, nos responsables régionaux sont alertés par les DISP elles-mêmes sur l’absence ou le faible nombre de candidatures sur les postes de leur ressort ; au cours de nos déplacements dans les services, nombre de CPIP nous ont expliqué avoir renoncé à postuler sur ces postes, les multiples zones d’ombres existantes et le peu de garanties offertes par l’administration ayant primé sur l’intérêt qu’ils portaient pourtant à ce dispositif. Le chiffre reste encore à confirmer, mais seule une quarantaine de candidatures aurait été déposée, ces candidatures étant loin d’être placées en tête des voeux...une quarantaine sur 88 postes ouverts !

Les premiers traits de ce fiasco se sont dessinés dès la publication de la circulaire du 25 avril 2013 relative aux modalités d’exercice de la fonction de CPIP placés. Au-delà du découpage ahurissant de certaines zones d’intervention, le texte est en effet resté laconique, voire silencieux, sur nombre de questions. En réponse à nos demandes d’éclaircissements, l’administration nous confirme que la demi-journée d’absence exceptionnelle entre chaque mission s’ajoute aux délais de route déjà prévus par le droit commun. Parallèlement, elle nous indique que, conformément à nos revendications, un dispositif indemnitaire spécifique est à l’étude. Enfin, elle nous assure que les agents de retour de disponibilité ne se verront pas offrir exclusivement des postes de CPIP placés.

Pour autant, et bien que nos interpellations soient précises, l’administration reste toujours aussi floue sur d’autres points déterminants (ordinateurs portables et véhicules de service dédiés, moyens mis en oeuvre pour
éviter les avances de frais) .

Nous connaîtrons l’étendue des dégâts à l’issue de la CAP des CPIP. Nul doute qu’ils seront conséquents. Il sera alors impératif pour l’Administration de rectifier le tir et de redessiner les contours d’une fonction dont l’attrait doit
être renforcé. L’Administration devra par ailleurs maintenir ses engagements budgétaires pour les RH CPIP : nous ne saurons accepter que l’intégralité des 88 postes budgétaires de CPIP placés ne soient pas utilisés pour les SPIP

Paris, le 18 juin 2013










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